Equilibrium

Equilibrium
Film de Kurt Wimmer, avec Christian Bale, Taye Diggs, Emily Watson et Sean Bean, 2002.


Dans un futur proche, la plupart de l'humanité a été détruite par une troisième Guerre Mondiale. Un nouveau régime, appelé Libria, a trouvé le moyen d'empêcher une autre guerre: la suppression des émotions chez tous les individus encore en vie, et ce, par la prise régulière d'une drogue, le proxum. John Preston est chargé de faire appliquer la loi et de veiller à ce que tout le monde prenne sa dose. Mais un jour, il casse malencontreusement son flacon, et se retrouve pleins d'émotions. Il décide alors d'apprendre à gérer ses émotions...



Encore un film de science-fiction prévoyant l'extermination de la race humaine. Une fois de plus, un régime dictatorial très violent a trouvé un moyen de canalisé ses sujets; dans Equilibrium, il s'agit de l'absorption d'une drogue qui supprime les émotions chez les individus.
Le scénario, quelque peu innovateur n'est pourtant pas original. En effet, Truffaut avait déjà réalisé un film sur le même sujet, à savoir Farhehneit 451. De même, les lecteurs de science-fiction auront surement un sentiment de déjà-vu, notamment s'ils ont lus des livres comme le Meilleur des Mondes d' Huxley ou encore 1984 de George Orwell. Mais Equilibrium ne reprend pas pour autant ces histoires mot à mot, non, il conserve l'esprit de départ, à savoir des gens dépourvus de sentiments qui ne font qu'obéir à un régime hyper-dictatorial; il ne fait exprimer une des grandes théories de notre humanité, à savoir que nous risquons tôt ou tard de finir comme ces pauvres gens qui ne savant même plus ce que veut dire le mot "amour".
Equilibrium est donc l'histoire d'un homme (Bale, fort attachant, qui a une manière de découvrir les choses très naïve, qui montre bien à quel point l'humanité ne peut vivre sans sentiment) qui retrouve les émotions, le fait de sentir le froid, de pouvoir sentir la chaleur de la fourrure d'un chien, de pouvoir apprécier la musique, et, surtout, d'aimer. Le réalisateur le dit lui-même, ce film raconte l'histoire d'un homme qui apprend à ressentir les choses, à gérer ses émotions. Une belle histoire, une critique du régime dictatorial, mais en même temps une vision positive de l'humanité: même le pire représentant de la loi, peut se découvrir une certaine sensibilité à la vie, et se révolter contre l'ordre établi.
Ajouté à cela une B.O. fort mélodieuse, des scènes de combat dignes de Matrix.
Equilibrium est donc un film d'anticipation fort plausible, d'une très grande beauté.

Note: 13/20

# Posté le lundi 01 septembre 2008 04:58

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 11:59

Alain Delon

Alain Delon
Né le 8 novembre 1935 à Sceaux, France.
Alain Delon, acteur emblématique du cinéma français a souvent joué dans des polars, notamment avec Jean-Pierre Melville. Très admiré par les spectateurs, on ne peut nié qu'une grande partie de son succès était * liée à son physique; mais rendons lui quand même hommage à travers cet article.


* Les Acteurs (2000)


* 1 chance sur 2 (1998)


* Le Jour et la nuit (1997)


* Les Cent et une nuits (1995)


* L'Ours en peluche (1994)


* Un Crime (1993)


* Le Retour de Casanova (1992)


* Dancing machine (1990)


* Nouvelle Vague (1990)


* Ne réveillez pas un flic qui dort (1988)


* Parole de flic (1985)


* Notre histoire (1984)


* Le Passage (1984)


* Le Battant (1983)


* Un Amour de Swann (1983)


* Le Choc (1982)


* Pour la peau d'un flic (1981)


* Trois hommes à abattre (1980) (voir critique)


* Teheran 43. Nid d'espions (1980)


* Le Toubib (1979)


* Airport 80 Concorde (1979)


* Attention, les enfants regardent (1978)


* Mort d'un pourri (1977)


* Le Gang (1977)


* Monsieur Klein (1976)


* Armaguedon (1976)


* Comme un boomerang (1976)


* L'Homme pressé (1976)


* Le Gitan (1975)


* Flic Story (1975)


* Les Seins de glace (1974)


* Zorro (1974)


* Borsalino & Co. (1974),


* Deux hommes dans la ville (1973) (voir critique)


* La Race des seigneurs (1973)


* Les Granges brûlées (1973)


* Scorpio (1973)


* Big Guns - Les Grands fusils (1973)


* Un flic (1972)


* Traitement de choc (1972)


* Il était une fois un flic (1972)


* Le Professeur (1972)


* La Veuve Couderc (1971)


* Soleil Rouge (1971)


* Fantasia chez les ploucs (1971)


* L'Assassinat de Trotsky (1971)


* Le Cercle Rouge (1970) (voir critique)


* Borsalino (1970)


* Doucement les basses (1970)


* Le Clan des Siciliens (1969) (voir critique)


* Madly (1969)


* Jeff (1969)


* La Piscine (1968)


* La Motocyclette (1968)


* Adieu l'ami (1968)


* Histoires extraordinaires (1968)


* Le Samouraï (1967)


* Les Aventuriers (1967)


* Diaboliquement votre (1967)


* Paris brûle-t-il ? (1966) (voir critique)


* Les Centurions (1966)


* Texas nous voilà (1966)


* Les Tueurs de San Francisco (1965)


* La Rolls-Royce (1965)


* La Tulipe noire (1964)


* L'Insoumis (1964)


* Le Guépard (1963)


* Mélodie en sous-sol (1963)


* Les Félins (1963)


* Le Diable et les dix Commandements (1962)


* Carambolages (1962)


* L'Eclipse (1962)


* L'Amour à la mer (1962)


* Marco Polo (1962)


* Les Amours celebres (1961)


* Quelle joie de vivre (1961)


* Plein soleil (1960)


* Rocco et ses frères (1960) (voir critique)


* Le Chemin des écoliers (1959)



* Faibles femmes (1959)


* Christine (1958)


* Quand la femme s'en mêle (1957)


* Sois belle et tais-toi (1957)
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# Posté le lundi 01 septembre 2008 05:33

Modifié le lundi 01 septembre 2008 06:43

Un Air de Famille

Un Air de Famille
Film de Cédric Klapisch, avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Catherine Frot et Jean-Pierre Darroussin, 1996.


Au père tranquille, la tradition veut que toute la famille Menard s'y retrouve le vendredi soir pour aller dîner. Mais, ce vendredi là c'est l'anniversaire de Yoyo, et Arlette, la femme d'Henri est partie une semaine pour réfléchir...


Un Air de famille est sans doute l'un des chefs d'œuvres de Klapisch, tellement satirique, tellement drôle et tellement réaliste.
Cette famille Menard qui semble être parfaitement équilibrée est en fait en pleine crise; et Klapisch dévoile le secrets de chaque membre de la famille ou de chaque membre liée à cette famille, les uns après les autres. Cette mise au grand jour des secrets de chacun devant tous les autres a quelque chose de pathétique, mais de comique à la fois, car chacun en prend pour son grade. En effet, on apprend que la femme d'un des frères a décidé de le quitter un moment pour réfléchir, mais, Henri étant le "pire" enfant de la famille tout le monde s'en fiche; Yoyo (dont c'est l'anniversaire) se fait traiter comme un chien par son mari, et se voit offrir un chien pour son anniversaire par sa belle mère. La fille Menard est amoureuse du serveur qui travaille dans le bar de son frère; enfin, tout est lié, et rien ne va plus.
Le film est certes, caricatural, mais n'apprend-t-on pas à soigner nos défauts en regardant ceux des autres: une belle leçon de cinéma teintée d'une leçon d'humanité.

Note: 15/20
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# Posté le mercredi 03 septembre 2008 05:35

Michael Clayton

Michael Clayton
Film de Tony Gilroy, avec George Clooney, Tom Wilkinson et Tilda Swinton; 2007.


Michael Clayton est un avocat brillant, travaillant dans l'un des plus grands cabinets de New York. Son métier, faire disparaître les problèmes embarrassants de ses clients. Mais le jour où il se voit chargé de faire disparaître un document impliquant une firme de recherche en agrochimie de vendre un produit hautement cancérigène, il hésite entre brûler le dossier ou tout dévoiler au grand public, au péril de sa vie...


Écrit par les scénaristes de la Mémoire dans le Peau, Michael Clayton était plutôt alléchant: Clooney, Wilkinson, de bons acteurs, un bon réalisateur. De plus, le synopsis plutôt original n'était pas pour nous déplaire.
Certes, les films coup de points qui dénoncent les problèmes géopolitiques ou environnementaux actuels sont de plus en plus fréquents: avec notamment le Cauchemar de Darwin, We Feed the world, Lord of War, the Constant Gardener... Michael Clayton aborde un autre aspect de ces problèmes et remet en cause l'intégrité des personnes liées à ces affaires.
Le film, fort moralisateur, repose sur la prise de conscience d'un homme corrompu jusqu'à l'os des problèmes humains liés à l'engraissement d'une firme sans morale. En effet, Clayton est un homme qui gagne son argent en sauvant de la prison des personnages impliquées dans des affaires d'argent sale, de meurtres etc... Clooney, une fois de plus fort talentueux, nous montre justement la descente aux enfers de ce personnage tiraillé entre l'appât du gain et son devoir de citoyen, à savoir, éviter la contamination de milliers de personnes.
Quelque peu long et répétitif, le film dénonce tout de même l'aspect le plus moche de notre système libéral actuel, et amène à une certaine réflexion sur la nature humaine.


note: 13.5/20

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 04:45

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 11:58

Le Jour où la Terre s'arretera

Le Jour où la Terre s'arretera
Film de Scott Derrickson, avec Keanu Reeves, Jennifer Conelly et Kathy Bates, 2008.

L'arrivée sur Terre de Klaatu, un extraterrestre d'apparence humaine, provoque de spectaculaires bouleversements. Tandis que les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de percer son mystère, une femme, le docteur Helen Benson, parvient à nouer un contact avec lui et à comprendre le sens de sa mission. Klaatu est là pour sauver la Terre... avec ou sans les humains.


Encore un! Encore une vision futuriste d'une possible arrivée d'extra-terrestres sur Terre. Pourquoi pas?
Le public commençait à se lasser quelque peu de voir sans arrêt des extra-terrestres identiques dans tous les films de science-fiction: non humains, en général gluant, ou tout du moins d'une texture proche du cuir animal, avec d'énormes cerveaux... Bref, des êtres physiquement repoussants, mais toujours anthropomorphes. Tandis qu'ici, Klaatu l'extra-terrestre habit certes le corps d'un humain, mais il est tout sauf anthropomorphe. Nous ne savons rien, pour une fois, de l'apparence des visiteurs de l'espace, si ce n'est que cela dépasse notre imagination. Mais l'originalité est de courte durée, le film tombant bien vite dans une série de clichés et de déjà-vu.
En effet, le fantasme d'une autre forme de vie dans l'espace habite les cinéastes depuis toujours. Depuis des films comme Alien, jusqu'à la Guerre de Monde de Spielberg; l'histoire du cinéma a toujours été marqué par la présence de ces êtres différents. Même si les scénarios ne sont pas toujours plausibles, ils restent "possibles" en cela que l'on ne sait pas où finit l'infini. Mais ce film renouvèle le genre absurde en dotant ses extra-terrestres, une fois de plus, de super-pouvoirs: comme l'émission d'ondes à des fréquences inhumaines, capables d'atteindre les ondes magnétiques et donc, de créer des cours circuits: pratique!
Intéressant mais trop banal. Le Jour où la Terre s'arrêtera traite, une fois encore, de l'arrivée d'aliens sur terre, dont le but est de détruire la race humaine. Même si ils en profitent pour prélever également toutes les espèces animales de notre planète pour les sauver. Pas si méchants que ça, les extra-terrestres.
Ils peuvent également ressentir l'amour, tomber amoureux des hommes, et avoir des scrupules, surtout quand ils sont suppliés par la belle Conelly.

Trop imparfait et surréaliste, le film tombe dans les clichés du genre de la science-fiction et tombe à l'eau. Notons tout de même que la nature destructrice de l'homme est abordée, comme le régime trop uni polaire et américanocentré de notre planète. Hélas, insuffisant pour sauver le film.

Note: 8/20
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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 09:57