Bridget Jones

Bridget Jones
1er film réalisé par Sharon Maguire en 2001, 2nd réalisé par Beedan Kidron en 2004, avec les acteurs: Renée Zellweger, Colin Firth et Hugh Grant.


Bridget Jones, la trentaine, n'arrive pas à trouver de petit ami, fume comme un pompier, et tombe successivement amoureuse de son chef de bureau, puis d'un ami d'enfance, avocat, imbu de sa personne...


Bridget Jones, qu'est-ce donc que cette histoire de fille, qui a tant plu à sa sortie? Voici la recette.
Bridget Jones, blonde, trentenaire, un peu ronde, fume comme un pompier. A pour amis: un homosexuel ayant sorti un tub il y a 10 ans, deux copines, une un peu babos et déjantée, l'autre quelque peu dépressive et patronne d'entreprise. Son boulot, rédactrice dans un journal littéraire, virée, puis journaliste télévisée très appréciée de son patron et des spectateurs. Les hommes de sa vie: Son ancien patron, Hugh Grant en grand séducteur nous fait mourir de rire, un homme séduisant, qui drague toutes les filles qu'il rencontre; l'avocat, Colin Firth joue une fois de plus un séducteur très fermé, qui porte des pulls ridicules, tricotés par sa mère.
Bridget Jones, le premier film comme le deuxième, raconte donc l'histoire de cette femme atypique, représentative de toute une génération de trentenaires déprimées, à la recherche du prince charmant, n'arrivant pas à arrêter de fumer, et racontant des tas de bêtises.
Certes, le film est facile, de nombreux gags ont déjà été vu une bonne centaine de fois, mais, certaines trouvailles comme la voix off, la démarche de Bridget, font de ce film un film unique, déjà culte, qui fait rire du début à la fin.
Le premier volet était plutôt réussi, drôle, le deuxième nous sert du réchauffé, le coup du reportage à Taïwan est peut-être de trop; mais, pour toutes les trentenaires qui désespèrent de trouver le grand amour, Bridget Jones est conseillé, et consolera surement une bonne centaine de célibataires.
A déguster.

Note: 15/20

# Posté le samedi 30 août 2008 10:16

Sunshine

Sunshine
Film de Danny Boyle, avec Cillian Murphy, Chris Evans et Rose Byrne, 2007.


2057, le Soleil se meurt. Une équipe de scientifiques s'embarque à bord du vaisseau ICARUS II, ayant pour mission de faire exploser une bombe nucléaire dans le Soleil pour relancer son activité. Mais, à l'approche du Soleil, ils perçoivent les signaux de détresse du vaisseau ICARUS I, disparu 7 ans plus tôt et devant accomplir la même mission...


Encore un film de science fiction, plutôt alléchant à première vue, réalisé par Boyle, très bon réalisateur de films de science fiction, on se souvient en effet de 28 jours plus tard, quelque peu semblable d'ailleurs, à Sunshine: le monde risque de mourir, pas à cause d'un virus cette fois, mais à cause de la mort progressive du Soleil. Pour résoudre ce grave problème, une équipe de scientifiques est envoyée, pour sauver le monde.
Le film démarre donc dans l'espace, à bord du vaisseau. A peine 5 minutes passées, une chose est frappante, le vaisseau a été basé sur celui d'Alien, il est doté d'une intelligence artificielle qui correspond avec les scientifiques, et répond également à un petit nom. Le plagiat est, pour l'instant, minime. Quelque minutes plus tard, l'ambiance qui règne à bord du vaisseau, les prises de vue, les dialogues, tout fait penser à du déjà-vu, en effet, l'ambiance du film ne cesse de rappeler celle de Solaris. La ressemblance devient de plus en plus frappante à mesure que le film avance.
En effet, le scénario, fort original à la base, bien que peu crédible, ne ressemble en rien à Solaris, mais lorsqu'un membre de l'équipage devenu fou "à cause du Soleil" tue tous les autres membres de l'équipage, selon ne vous rappelle-t-il pas le film de Steven Soderbergh, lui-même remake du vieux film Solrais de Tarkovski? De plus, la musique, les plans où l'on voit les personnages se découper en ombre chinoise sur le Soleil, tout rappel Solaris. La déception est énorme, le film perd tout son intérêt.
Dans un deuxième temps, Boyle, que l'on sait friand des scènes de bagarres sanguinolentes, du suspens et des jeux de lumières nous livre une deuxième moitié de film digne des plus grands films d'horreur, rien à voir avec le résumé du film et les attentes du spectateur.
Sunshine, que l'on devrait plutôt appelé Solaris II est sans doute la plus grosse déception de l'année 2007, Boyle nous ayant habitués à mieux.
Ce n'est pas un film d'anticipation, c'est un plagiat, un remake Solaris, version Soleil.

Note: 6/20

# Posté le samedi 30 août 2008 10:38

American Psycho

American Psycho
Film de Marry Harron, avec Christian Bale, Willem Dafoe, Jared Leto, Samantha Mathis, Chloe Sevigny et Reese Witherspoon, 2000.


New York, 1987. Patrick Bateman a tout pour plaire: jeune, riche, beau. Il est ce qu'on appelle un golden boy, hommes qui réussissent en Bourse, et qui, très matérialistes, accumulent les vêtements de marques, les cartes de visite, les produits de beauté. Mais Patrick n'est pas comme les autres, il sent que sa santé mentale est en train de le lâcher, et n'arrive pas à retenir ses pulsions meurtrières...


American Psycho est tiré du best-seller de Bret Easton Ellis, très controversé et critiqué lors de sa sortie, car le livre, qui nous donne accès aux pensées du personnage, est quelque peu pornographique et tient du livre d'horreur. C'est pourquoi, lors de sa sortie, American Psycho, le film, a également été très controversé, à tord.
Harron a réalisé un film comique, basé sur l'histoire du livre, reprenant quelques scènes d'horreur du bouquin, mais tournant tout à la satire. Car, qu'est-ce que l'histoire d'American Psycho?
L'histoire se déroule à la fin des années 1980, où la volonté de gagner toujours plus d'argent était très forte. Wall Street était en plein essor, et l'argent coulait à flot dans les poches de ses traders. Patrick Bateman, pur produit de la réussite américaine fait parti de cette nouvelle société, et incarne la réussite américaine en personne: jeune, beau, riche, il est ce qu'on appelle un "golden boy"; un homme qui fait fortune grâce à la Bourse. Cette satire de ce nouveau modèle américain de "golden boy" est remarquable, assoiffés d'argent, ils passent leurs journées au restaurant ou dans les bars, et, n'aspirent qu'au pouvoir suprême, d'où cette constante mise en compétition, via les comparaisons de cartes de visite; une scène hilarante.
Mais c'est là que l'on se rend compte du problème de ces Golden Boy, ils n'existent pas les uns par rapport aux autres, ils incarnent tous l'idéal dont rêve l'autre. On se rend compte dans le livre qu'ils sont tous pareil lorsque la fiancée de Bateman lui dit que de toute façon elle n'a aucune raison de le tromper avec un autre "golden boy" car "ils sont tous riches, ils sont tous beaux". Et c'est le problème de Bateman, il est insignifiant: l'un de ses collègues ne se souvient jamais de son nom, ils occupent tous le même poste; aucun moyen de se distinguer; sauf, faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire, comme par exemple commettre un meurtre, se libérer de ces pulsions meurtrières qui l'assaillent tout le temps.
Ce mal-être est présent lors de la scène de la voiture, où il est avec sa fiancée, et nous révèle que ce qu'il veut dans son travail c'est s'intégrer. C'est dans ce problème identitaire que réside le problème du modèle de l'américain parfait, étant tous pareils, ils n'ont aucun moyen d'exister en tant qu'être unique. Bateman l'a trouvé, il tue. Ou tout du moins, il en a le fantasme...

Harron nous livre ainsi une comédie noire, cynique, bref, un tableau plutôt réaliste de l'aire Reagan , accompagnée par une B.O. remarquable, comprenant tous les tubs américains de ces années 80.
American Psycho, comme son nom l'indique, nous dresse un tableau cynique et satirique de la folie de cette société américaine où chacun essaye de s'intégrer au groupe (au début du film, Bale, remarquable d'ailleurs dans son interprétation, nous explique que ce que les gens veulent à tout pris, c'est s'intégrer au groupe) et en même temps de se mettre en avant par rapport aux autres, chacun à sa manière...


Note: 17/20
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# Posté le dimanche 31 août 2008 04:18

Modifié le lundi 01 septembre 2008 07:11

Cédric Klapisch

Cédric Klapisch
Né le 4 septembre 1961 à Neuilly, France.
Klapisch a commencé par réalisé des courts métrages avant de se lancer en 1991 dans la réalisation de long métrage, avec son premier film: Riens du tout, puis le Péril Jeune en 1995. C'est d'ailleurs grâce à ce film que Klapisch a révélé Romain Duris au grand public.

Réalisant des films toujours très réalistes et portés sur la vie des gens, sans histoires abracadabrantes, juste le quotidien, pas toujours rose, pas toujours noir, Klapisch fait parti de ces réalisateurs qui font de nombreux films classés dans la catégorie cinéma d'auteur. Des scénarios toujours plus originaux les uns que les autres, un vrai régal.



* Paris (2008)

* Les Poupées Russes (2005) (voir critique)

* Ni pour, ni contre (bien au contraire) (2003)

* L'Auberge Espagnole (2002) (voir critique)

* Peut-être (1999) (voir critique)

* Un air de famille (1996) (voir critique)

* Chacun cherche son chat (1996) (voir critique)

* Le Péril Jeune (1995) (voir critique)

* Lumière et compagnie (1995)

* 3000 scénarios contre un virus (1994)

* Poisson Rouge (1994)

* La Chambre (1994)

* Riens du tout (1992) (voir critique)

* Ce qui me meut (1989)

# Posté le dimanche 31 août 2008 08:51

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 05:37

Le Rêve de Cassandre

Le Rêve de Cassandre
Film de Woody Allen, avec Ewan McGregor, Colin Farrell et Tom Wilkinson, 2007.


Deux frères réalisent un jour leur rêve en achetant un bateau qu'ils appellent "le Rêve de Cassandre". Mais ils se retrouvent tous deux confronté à un problème d'argent; l'un, joueur, a tout perdu aux jeux, l'autre, tombé amoureux, ne peut toucher à ses économies car il prévoit d'investir dans une affaire d'hôtel.
Ils se retrouvent obligés de demander de l'aide à leur oncle, très fortuné. Mais celui-ci leur demande un "petit service" en échange...



Woody Allen devient de plus en plus surprenant ces derniers temps; ces trois derniers films, à savoir Match Point, Scoop et le Rêve de Cassandre n'appartiennent pas à son registre habituel, à savoir la comédie. Etrange donc que cette manie de vouloir faire des polars et des thrillers alors que l'on est surnommé le roi de la comédie.
Mais, il faut tout de même reconnaître qu'Allen, certes excellent en comédie, n'est pas mauvais non plus en thriller, même si Scoop était quelques peu décevant après Match Point, le Rêve de Cassandre renoue avec le succès et s'inscrit dans la lignée de Match Point.
Et oui, Allen reprend un peu la même histoire dans son dernier, ou tout du moins, le même problème: le besoin d'argent. La question qui se pose est: jusqu'où un être humain peut-il allé pour obtenir de l'argent? Tuer? Assassiné? Telle est la question du film.
Le film raconte donc l'histoire de deux frères, un peu paumés, tout deux en quête d'argent, et d'un métier intéressant: l'un n'aspire qu'à l'argent, l'autre, un peu dominé par son frère, n'aspire qu'à une vie saine et normale; mais, se dresse le problème de l'argent.
La deuxième partie du film, beaucoup plus sombre, est également plus commune; en effet, le dilemme qui s'offre à ces deux jeunes gens est un choix que de nombreux héros de thriller ont a faire. Donc, chapeau monsieur Allen pour votre film, même si l'originalité y fait parfois défaut, en revanche le casting est plutôt épatant, et la chute, fort brutale.
Mais peut être serai-t-il temps de reprendre la comédie?


Note: 14/20

# Posté le dimanche 31 août 2008 11:10