Simon, vieux représentant, retrouve Mickey son meilleur ami, et l'aide pour l'une de ses affaires. Mais, resté dans la voiture, Simon entend des coups de feux, monte voir et retrouve son ami baignant dans le sang. Plongé dans le coma, Mickey écoute jour après jour les paroles de Simon, qui décide finalement de partir à la recherche du meurtrier de Mickey.
Ailleurs, Johnny, jeune paumé, rencontre Marx, un vieux clochard qui le prend sous son aile pour lui apprendre la dureté de la vie.
Lors de ses recherches, Simon est amené à porter ses doutes sur Johnny et Marx...
Sorti en 1993, Regarde les Hommes tomber à de quoi surprendre le public, en effet, comme tous les films d'Audiard, Regarde les Hommes tomber contient de nombreux éléments excentriques, propres au cinéma d'Audiard.
Dès le début, Audiard met le spectateur en condition en faisant appel à une voix off féminine, qui suit les aventures de Simon tout au long du film, en nous donnant les différentes étapes de ses investigations.
Le film parle donc de quatre hommes, tous différents, se retrouvant mêlés à la même histoire, pour des raisons différentes, l'une est la vengeance, l'autre le besoin d'argent, une autre n'en est pas une... Audiard mélange les caractères et les histoires pour nous montrer la réalité de la vie, et les "tourments" masculins de tous les jours.
C'est ainsi que sont réunis à l'écran trois acteurs magistraux, à savoir Yanne, Trintignant et Kassovitz. Ce dernier le plus jeune, interprète un jeune homme paumé se reposant sur l'expérience des plus vieux, qui, devant sa tête de chien battue, se sentent obligés de le protéger. Yanne, vieux représentant bourru se lance désespérément à la recherche des tueurs de son copain, n'étant plus rattaché à la vie que par cet ami justement, et enfin, Trintignant, vieux clochard à la jambe raide, qui se voit obligé de prendre un Kassovitz fort attachant avec lui.
Ces trois destins, différents, vont donc être amené à se côtoyer...
Audiard utilise la nuit et les appartements sombres pour filmer la vie de ses hommes, peu de paroles, peu de musique, tout est silencieux et sans vie, à l'image de ces trois êtres complètement perdus dans les rouages de la vie.
Dénonciation d'une société qui souffre du manque d'aide et du manque d'argent, Audiard signe là son meilleur film, un film magistral, à l'ambiance insupportable de vérité et de tristesse. Un film sur la misère des hommes.
Note: 17/20




