Chacun cherche son chat

Chacun cherche son chat
Film de Cédric Klapisch, avec Garance Clavel et Zinedine Soualem, 1995.

Une jeune fille confie son chat à une voisine car elle part en voyage. A son retour, son chat a disparu, elle se lance à sa recherche. Sa recherche devient une véritable visite de quartier...


Klapisch signe ici un film totalement atypique, qui défi tous les films d'auteurs français sortis ces dernières années. En effet, Klapisch rend une histoire banale, une jeune fille qui perd son chat, ça arrive souvent dans Paris, en véritable reportage sur la vie et l'évolution d'un quartier parisien.
En effet, aucun personnage n'est choisit au hasard, mais tous sont attachants, parfois quelque peu pathétiques, et ont tous un rôle à jouer dans la recherche du chat.
La vie d'un quartier est quelque chose de difficile à filmer, tout le temps en mouvement, tout le temps en changement, Klapisch filme ces évolutions et le temps qui passe en filmant régulièrement un chantier. Le chantier et l'évolution du chantier marque donc le temps qui passe dans la vie de ce quartier, quoi de plus parisien, que la construction d'un nouvel immeuble? Klapisch insère également quelques rituels bien parisiens, comme par exemple le rassemblement dans le café du coin, où tout le monde se connaît?
Ce film est donc une illustration de Paris, ville préférée de Klapisch, qu'il a filmé et re-filmé, qu'il ne peut s'empêcher de montrer dans tous ses films, et même de transformer dans Peut-Etre.
Mais Klapisch signe également une satire de la société, une dénonciation des injustices, avec notamment l'histoire des petites vieilles qui se font expulser de leur appartement, une femme qui perd la tête depuis la mort de son mari et qui n'arrive pas à trouver d'assistante infirmière, un peintre talentueux dont le talent n'est pas reconnu, bref, Klapisch dénonce donc les injustices de la vie de tous les jours, que nos gouvernements ont tendance à ignorer.
La BO, comme dans tous les Klapisch est composée de salsa, de rock, avec les groupes Bonga, Portishead, tous des artistes engagés...
Une belle promenade de quartier, un joli tour d'horizon d'un quartier de Paris, une belle aventure.

Note: 16/20
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# Posté le mardi 26 février 2008 13:38

Modifié le dimanche 31 août 2008 09:00

La Science des Rêves

La Science des Rêves
Film de Michel Gondry, avec Gael Garcia Bernal, Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg, 2005.

Revenu à Paris dans un appartement appartenant à sa mère, Stéphane Miroux compense la monotonie de sa vie par des rêves farfelus, qu'il a du mal à différencier de la vraie vie. Mais un jour, il fait la connaissance de sa voisine de palier, Stéphanie...


Michel Gondry était, avant de réalisé des longs métrages un réalisateur de clips musicaux, en effet, ses premières vidéos sont des clips farfelus, tout comme les rêves de Stéphane dans la Science des Rêves. Gondry a même était appelé le précurseur des nouveaux clips d'aujourd'hui, complètement psychédéliques, avec des couleurs explosives, des formes d'indistinctes... L'ambiance de ses clips se retrouve dans la Science des Rêves et également dans son autre film Eternal Sunshine, moins réussit toutefois que la Science des Rêves.
Le principe de base de ce film est la folie qui habite le personnage principal, joué par un Garcia Bernal qui a réussit à quitter son image de sex-symbol pour ce film. Son personnage, Stéphane Miroux, est en réalité Michel Gondry plus jeune, lorsqu'il venait de débarquer à Paris après la mort de son père.
Gondry a réussit à rendre un film bibliographique en film complètement déjanté, au rythme entraînant, aux couleurs et images vives, à l'ambiance totalement détraquée, aux musiques parfaitement en accord avec l'ambiance du film.
De plus, les acteurs choisis sont en parfait accord avec le film, Gainsbourg interprète à merveille une jeune femme assez coincée, qui ne termine jamais ce qu'elle a commencé et qui ne supporte pas qu'on le lui dise. Chabat quant à lui, interprète un quadragénaire obsédé qui se colle des pins partout pour faire "punk". Tous ces personnages atypiques peuplent donc l'univers, la vie et les rêves de Stéphane et son en parfait accord avec le chaos qui remplit sa vie.
Le seul problème de ce film réside dans l'excès bien connu de Gondry, qui s'attarde beaucoup trop sur certains détails, en oubliant de se focaliser sur les plus importants; de plus, la fin laisse à désirer.
Mais dans ce monde de carton patte où le héros tente d'échapper à une araignée géante ou à des policiers qui conduisent des voitures en taule et carton, Gondry nous fait rêver.

Note: 15/20

# Posté le mercredi 27 février 2008 03:54

Les Hommes du Président

Les Hommes du Président
Film d'Alan J. Pakula, avec Robert Redford, Dustin Hoffman et Jack Warden, 1976.

L'enquête des journalistes Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post, sur le scandale du Watergate.



Ce film est tiré de faits réels, et est tiré du livre écrit par les deux vrais journalistes Woodward et Bernstein, du même nom que le film.
Mais pour commencer résumons rapidement l'affaire du Watergate, et faisons un petit peu d'Histoire.
En 1968, Richard Nixon a été élu Président des États-Unis. En 1972, alors que les élections approchaient, le QG du parti démocrate, principal adversaire de Nixon à sa réélection a été cambriolé. Des journalistes du Washington Post ont trouvé cette affaire louche, d'autant plus que 6 mois plus tard, Nixon était réélu avec un pourcentage jamais atteint par aucun autre Président auparavant. Ces deux journalistes dont, Woodward et Bernstein ont mené une enquête, aidés par la célèbre source anonyme qui se faisait appeler Gorge Profonde. La suite de l'histoire vous sera révélé dans le film.
Pakula s'est donc attaqué à une histoire à scandale, qui a marqué pour toujours l'esprit des américains et des autres nations, en effet, Pakula a choisit de réalisé un film portant sur le plus gros scandale politique jamais égalisé. Pour cela, la seule solution était de coller au bouquin des deux journalistes, de leur parler, de rencontrer des personnes qui avaient été mêlées de près ou de loin à cette affaire. En effet, le film n'a été réalisé que 2 ans après la fin de l'affaire du Watergate. Il a donc était tourné à "chaud", et est sorti dans les salles américaines à "chaud" également, ce qui a provoqué au début une légère crise, qui est vite retombée.
L'enjeu du film et de l'histoire est de relater les faits, sans ajouter trop de fioritures, et c'est dans ces deux choses que réside le coup de force de Pakula, il n'a rien rajouté, hormis peut-être quelques détails sur la vie des journalistes, il est resté sobre, direct, il ne s'est pas attardé sur les faits inutiles à l'enquête. Le choix des acteurs ne fait qu'améliorer cette volonté de netteté, les deux acteurs sont vifs, à l'aise dans leurs rôles de journalistes survoltés, ils sont les journalistes.
Les Hommes du Président est donc un film à la fois politique et historique, qui relate des faits réels sans les modifier mais qui ne filme l'histoire que du côté des opposants à Nixon, d'où l'appellation de film politique.
Il s'agit en tout cas d'un chef d'œuvre qui n'a pas pris une ride en 30 ans, et qui demeure toujours d'actualité sur le fond et la forme, à voir absolument.

Note: 19/20
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# Posté le mercredi 27 février 2008 04:15

Je suis une légende

Je suis une légende
Film de Francis Lawrence, avec Will Smith et Alice Braga, 2007.

Le docteur Neville est le seul survivant de Manhattan à un terrible virus qui s'est propagé dans le monde entier et a décimé toutes les populations de notre planète. Seul avec son chien, il ère dans la ville à la recherche d'autres survivants et a installé chez lui un laboratoire de recherche où il espère mettre au point le remède à ce virus, qui transforme certains hommes en monstres.


Je suis une légende est le premier blockbuster américain à raconter une histoire à peu près crédiblee en terme de science-fiction, ou catastrophe à long terme. En effet, de nombreux films américains racontent de nombreuses fins du monde, mais aucun n'est crédible, à chaque fois l'histoire n'est pas possible. Lawrence a, quant à lui, réalisé un film qui tient la route; dans les faits, attention, pas dans la mise en scène.
Il est inutile de s'attarder sur la critique de ce film, trop violent, trop rapide, pas crédible dans la mise en scène. En effet, qui aurait eu l'idée de choisir Will Smith pour sauver le monde? Aprioris tout le monde, bras musclés, physique agréable, mais qui aurait choisit Smith dans le rôle d'un médecin devenu fou du fait de sa solitude? Aprioris personne. Smith n'est crédible qu'avec des armes de destruction massives à la main, pas avec un sérum miracle, c'est là la principale erreur de Lawrence, son acteur n'est pas crédible.
De plus, Lawrence insère beaucoup trop de violence dans son film. La caméra bouge tout le temps, les images sont saccadées, on entend des cris venant de partout, il fait tout le temps sombre; ce film n'est pas reposant, et pas agréable du tout à regarder.
Le concept de base est bon mais le réalisateur est mauvais. Ce qui donne une grosse production qui ramène beaucoup d'argent à sa maison de production, ses acteurs et son réalisateur, et qui atteint finalement le même niveau que les 4 fantastiques ou Alex Rider.

Note: 9/20

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:30

Scoop

Scoop
Film réalisé par Woody Allen, avec Woody Allen, Scarlett Johansson et Hugh Jackman, 2005.

Sondra est une jeune étudiante de journalisme. Alors qu'elle participe à un tour du magicien Splendini, elle reçoit la victime du fantôme d'un défunt journaliste qui lui apprend l'identité du tueur en série le plus recherché de Londres. Aidé du magicien Splendini, Sondra entame une enquête...


Scoop est le deuxième film que Woody Allen tourne à Londres, fait plutôt étonnant quand on voit qu'Allen a tourné tous ses autres films dans la ville de Manhattan. Ce changement est peut-être également dû au fait qu'Allen semble également avoir trouvé une nouvelle égérie pour ses films en la personne de Scarlett Johansson, en effet, Scoop marque leur deuxième collaboration, après Match Point. Qu'on se le dise, Johansson est la valeur montante d'Hollywood , à l'affiche dans de nombreux films, elle peut passer d'une jeune fille dérangée par la mort de sa meilleure amie dans l'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, à un clone en quête de liberté dans The Island, à une femme tourmentée par les deux hommes qu'elle aime dans le Dalhia Noir, Johansson est partout, et plait beaucoup du fait de son physique d'actrice des années 50. Mais dans Scoop elle perd son image de sex-symbol pour rentrer dans la peau d'une étudiante américaine coincée, complètement perdue dans Londres, et qui mène sa première enquête, le changement est radical et stupéfiant, Scarlett est meilleure en jeune femme simple qu'en femme du monde traumatisée.
Scoop est une comédie originale et agréable, portée par de bons acteurs, Johansson, comme dit précédemment, Hugh Jackman, qui a tout de même du mal à se défaire de son image de sex-symbol, mais dont le rôle lui sied à merveille, et Allen, toujours aussi drôle, et dont le rôle d'un magicien folingue lui va à merveille également.
Bref, vous l'avez compris Scoop est un petit bonbon à savourer, le meilleur des trois derniers films de Woody Allen, et sans doute le meilleur Scarlett Johansson.

Note: 16/20

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:47