Le Bal des Vampires

Le Bal des Vampires
Film de Roman Polanski, avec Jack MacGowran, Roman Polanski, Sharon Tate, Alfie Bass et Ferdy Mayne.

En Transylvanie, un jeune homme et son maître arrive apr une nuit lugubre dans un petit village isolé en pleine forêt. A la recherche de vampires, les deux étrangers ne vont pas être déçus par les suprises que leur réserve cette sinistre région.


Le célèbre réalisateur de Frantic et du Pianiste signe ici un anti-conte de Dracula, où humour et peur cohabitent magnifiquement bien, créant une ambiance tout à fait nouvelle et propre à son réalisateur, qui ne manque pas de surprendre le public. Réalisé en 1966, le Bal des Vampires (ou The Fearless Vampire Killers de son vrai titre) n'est certes pas un modèle du point de vue des effets spéciaux et des trucages, souvent gros comme le nez au milieu de la figure; mais une fois passé outre ces petits détails ont ne peut que s'émerveiller devant le talent de Polanski.
En effet, tout le monde a en tête le célèbre Nosferatu de Friedrich-Wilhelm Murnau, ou encore des films du Comte de Dracula, où peur, angoisse et horreur se succédaient, mais ici, Polanski restore le style de films de vampires en y ajoutant humour et bons gags. Ce style très détaché, qui n'est autre qu'une critique de nos sociétés et, en allant plus loin, des régimes dictatoriaux qui veulent étendre leur manière de penser, comme ici les vampires; a valu à Polanski de placer son ouvrage parmis les classiques et insurmontables du cinéma!
Mais cette originalité se verra quelque peu empruntée et utilisée dans les années 70, par une bande de jeunes britanniques: les Monty Pyton; rien de grave, ils n'utiliseront que le même humour que Polanski, chose quelque peu troublante au début, mais on finit par s'y habituer.
Polanski nous a donc concoté un agréable conte de vampire, humouristique, quelque peu angoissant, où la magie des contes s'allie au talent du réalisateur/acteur: un délice!!!!

Note: 19/20

Je mets cette note en fonction du film, du scénario et de la réalisation, je ne peut pas juger les effets spéciaux et trucages, en raison du décalage entre nos deux époques.

# Posté le mercredi 01 août 2007 05:05

Modifié le lundi 25 février 2008 04:42

Alien

Alien
Film réalisé par Ridley Scott, avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, 1979.

Lors du retour d'une mission, le vaisseau Nostromo et son équipage reçoivent un signal provenant d'une planète proche. La Compagnie (l'employeur de l'équipage) les envoi sur cette planète pour savoir qui a envoyé ce signal. Le signal provient d'un vaisseau échoué où l'équipage découvre une colonie d'œufs étranges...


Ce film est le premier volet de la plus grand saga d'anticipation de tous les temps. Alien, le huitième passager fait partie des films les plus visionnés, les plus connus, et les plus effrayants.
Cette histoire de parasite nommé Alien a fortement marqué les esprits et il faut reconnaître à son réalisateur un certain talent pour déconcerter le spectateur en jouant sur les plans, les couleurs, les sons et lumières du film.
L'Alien en soit n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est cette splendide double bouche qui en fait une exception dans le genre de la science-fiction, mais la manière de filmer de Scott a fait de ce parasite un monstre abominable.
Au-delà de l'horreur et du suspense que dégage le film, Alien est également une révélation, à la manière des Dents de la Mer, Scott met en action un monstre qui détruit un vaisseau et son équipage, et de cette manière, peut-être, espère empêcher les gens d'aller dans l'espace? Je plaisante, mais Alien est tout de même un moyen de critiquer le progrès de la science et de la recherche, car les personnes attaquées dans ce film sont avant tout les scientifiques fous qui veulent absolument garder cette créature vivante pour l'étudier. Monsieur Scott semble avoir un gros problème à régler avec les scientifiques fous, qu'il ré attaque dans son deuxième film: Blade Runner.
Alien est également une projection futuriste de ce que sera le monde dans une centaine d'années: des voyages interminables à bord d'énormes vaisseaux, où l'équipage est congelé pour l'empêcher de vieillir, pas mal comme idée. Toutes les innovations qu'a apporter Alien en font un film effrayant, au delà de son monstre en carton pâte qui mange tout le monde: cette arme incroyable.

Toutes ces choses font d'Alien un film totalement nouveau pour l'époque, dont les prochains volets, tous réalisés par des réalisateurs différents sont à la hauteur du premier volet: suspenses, nouveau synopsis, nouveaux acteurs, à part Weaver, et nouvelle façon d'envisager une potentielle destruction du monde, car ne vous trompez pas, le but premier d'Alien est de détruire les humains pour instaurer le monde des Alien (ou des fourmis si vous préférez). Sur ce je vous laisse apprécier ce film, certes pas révolutionnaire du point de vue purement technique, mais révolutionnaire du point de vue film de science-fiction.

Note: 15/20
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# Posté le lundi 25 février 2008 04:34

Le Silence des Agneaux

Le Silence des Agneaux
Film réalisé par Jonathan Demme, avec Jodie Foster, Anthony Hopkins et Scott Glenn, 1990.

Un tueur connu sous le nom de Buffalo Bill a pour habitude de ne s'attaquer qu'aux femmes et de les tuer de manière monstrueuse. La jeune stagière au FBI Clarice Starling est chargée de l'enquête.


Deuxième opus de la célèbre trilogie du cannibale Hannibale, le Silence des Agneaux a suscité un vent de panique lors de sa sortie car de nombreux psychopathes se sont mis à tués des femmes de la même façon que le psychopathe du film, problème fréquent aux États-Unis notamment depuis la sortie des Saw. En effet, le premier opus, Dragon Rouge, parlait également de psychopathe, mais Le Silence des Agneaux reste sans doute des trois films le plus terrifiants, et le meilleur, talonné de près par Dragon Rouge, premier opus de la trilogie, mais dernier film à avoir été réalisé.
Bref, le Silence des Agneaux, film culte, est impressionnant, et, certes, quelque peu choquant tant la caméra reste proche des acteurs et des cadavres, tant le suspense y est insoutenable, et tant les acteurs sont bons. Demme a utilisé de nombreuses plongées dans le dos de ses acteurs, pour les surprendre et nous faire pénétrer dans leur cercle vital: terrifiant. Ce film fait parti des premiers grands rôles de Jodie Foster, grande actrice américaine qui a tourné de nombreux chefs d'œuvres avant de se recycler dans le film américain bas de gamme. L'autre grande figure de ce film est, bien sur, Hopkins, irremplaçable dans le rôle du célèbre cannibale Hannibale Lecteur obligé d'aider la jeune Starling a résoudre l'enquête.
Les personnages de ce film en font sa force et sa réussite mais pas seulement. Demme accorde énormément d'importance au paraître, l'ambiance, les décors, tout est pensé pour donner au film cette dimension très spéciale et cette ambiance macabre.
Le film est également une réplique de nos sociétés actuelles, trop occupées à vendre l'image, le psychopathe du film en est le parfait exemple, travesti qui fait tout pour devenir une femme, c'est un homme corrompu par la société, qui veut absolument atteindre l'idéal inventé par la Société. De même, les meurtres répétitifs des tueurs, sont un sujet brulant, jamais autant de crimes n'ont été commis dans des sociétés depuis ces 30 dernières années, c'est qu'il y a en effet un problème dans le système, et c'est ce que dénonce ce film: il met la société à nue, lui montre ses défauts, avec notamment la scène de la prison où Starling fait connaissance avec les différents prisonniers détenus dans des conditions minables, qui aggravent leur folie.
Le Silence des Agneaux est donc un film exceptionnel, à l'intrigue rudement bien mené, angoissant, dérangeant, il est le précurseur de la nouvelle vague de films dérangeants, psychologiques.

Note: 20/20

# Posté le lundi 25 février 2008 05:02

Modifié le vendredi 28 mars 2008 11:53

Les Promesses de l'Ombre

Les Promesses de l'Ombre
Film de David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Naomi Watts et Vincent Cassel, 2007.

Anna jeune sage-femme qui n'arrive pas à se remettre de la mort d'une jeune fille lors d'un accouchement fait tout pour retrouver la trace de sa famille et leur confier le bébé. C'est recherche la mène dans le restaurant d'un immigré russe Semyon. Elle demande de l'aide au restaurateur qui semble attaché une grande importance au journal intime de la mère du bébé, Anna se retrouve imbriqué dans les sales histoires de la mafia russe.


Ce film très récent s'attaque, à la manière du Parrain non pas à la mafia italienne mais à la mafia russe, beaucoup moins médiatisée que la mafia italienne dont on avait épuisé le stock de scénarios.
Cette dénonciation suit une mode récente du cinéma, celle de dénoncer ce genre de trafics de drogues, de prostituées, que ce soit par la dénonciation de mafias ou de gangs ou de clans, le cinéma américain frappe fort en ce moment et semble vouloir se laver des décadences de sa société. Ainsi, les Promesses de l'Ombre pourrait apparaître comme un film de mode, qui survole un sujet important sans y accorder trop d'importance, mais qui offre à ses spectateurs des scènes de violence insoutenables. Hé bien non, il y a certes un peu des deux, mais Cronenberg réalise un film intéressant, véridique, qui dénonce et puni les exactions commises par la maffia en général, en prenant l'exemple de la maffia russe, la plus importante actuellement et la plus dégoutante.
Cronenberg nous fait découvrir un réseau de la maffia russe, un certain clan, avec ses règles, ses victimes, découpées au couteau (la maffia italienne est plus propre), ses problèmes, ses alliances, sa décadence. Bref, une maffia vraiment sale, des gens sales, Cronenberg pousse le vice jusqu'à y faire pénétrer une blanche colombe, Anna, interprétée par l'héroïne de King Kong, qui interprète enfin un rôle à la mesure de son talent. Cette pauvre fille tente de résoudre une histoire en décalage avec le thème principal du film, mais à force de persévérer, le scénario finit quand même par nous imbriquer cette enquête dans la trame principale de l'histoire avec brio.
Mais le principal problème du film est cette violence gratuite, déplaisante, tellement violente que des scènes devraient être coupées du film, ou la limite d'âge élevée à -16. C'est à ce moment là du film que l'on peut s'interroger sur l'impact qu'il aura , à part de la violence et des meurtres que retient-on vraiment du film? Pas grand chose, un vague fouillis, une histoire sentimentale, une histoire d'honneur et de vengeance...
Un bon départ, un quasi sans faute, et une fin minable, on pourrait ainsi résumer le film, c'est dommage, l'idée d'origine est bonne, mais mal exploitée. Ce film est à voir tout de même, rien que pour comprendre pourquoi les tatouages sont importants pour les maffieux et les prisonniers russes.

Note: 14/20

# Posté le lundi 25 février 2008 05:32

Zodiac

Zodiac
Film réalisé par David Fincher, avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Anthony Edwards, 2007.

1969, un tueur en série sans pitié qui se fait appelé Zodiac devient la principale occupation de toute l'Amérique. Ce psychopathe sans merci sème des indices un peu partout, surtout des cryptogrammes, dont il est fou. Mais un jeune dessinateur de journal prend gout à l'affaire et commence à mener sa propre enquête...


Le dernier film de David Fincher s'attaque à une affaire de police véridique, toujours pas résolue aux États-Unis, aujourd'hui classée confidentielle. Deuxième film à émettre une hypothèse quant à l'identité du tueur en série le plus craint et connu des années 60-70, Fincher réalise la performance de baser tout son film sur des faits réels, sans rien y ajouter, à part une petite histoire sentimentale par ci par là. En effet, tous les personnages intervenant dans le film ont été mêlés à la véritable enquête, de près ou de loin, et le personnage principal, Robert (interprété par un Gyllenhaal très prometteur) a en effet proposé une solution à l'énigme du Zodiac fin 1979, mais elle n'a jamais été retenue, d'où la parution de son livre intitulé Zodiac, dont est tiré le film de Fincher. Du côté des faits, pas de problème, tout a été vérifié, re-vérifié. Personne n'ignore le côté maniaque de Fincher, réalisateur d'Alien 3 et Fight Club, qui n'hésite pas à interrompre un tournage pour faire importer un arbre particulier qu'il veut dans sa scène.
Zodiac est un film récent, avec les derniers effets spéciaux à la mode, c'est peut-être là que ça coince. Certes, le film est un régal, suspense, émotion, meurtres, mais la manière de filmer, de relater les faits ne collent pas avec l'ambiance des années 60-70, lorsque Zodiac régnait en maître sur les médias et la vie des américains. C'est le seul reproche que l'on pourrait faire à Fincher, à vouloir trop fignoler son film, à vouloir atteindre une perfection absolue, Fincher s'écarte de la visée initiale du film, et se rapproche des banales enquêtes policières américaines où tout finit bien. Heureusement pour lui, l'histoire ne s'est pas passée comme cela, et c'est ce qui sauve la fin du film: de nombreux renversements de situation, un héros atypique, une fin brutale et inattendue, voilà du vrai Fincher.
Hormis ses détails le film est doté d'une ambiance dérangeante, la caméra, trop proche du Zodiac lors de ses meurtres dérange, les fondus sont véritablement stressants, et les couleurs sombres ne font qu'empirer cette angoisse permanente.
Finalement, on peut dire que Fincher réalise un bon film, une enquête policière palpitante. Mais de nombreuses scènes sont de véritables copiés collés du film Le Silence des Agneaux, l'histoire en est d'ailleurs proche, avec notamment la descente à la cave, une scène qui a marqué tous les spectateurs du Silence des Agneaux, et qui va désormais marquer tous les spectateurs de Zodiac.

Zodiac est donc en quelque sorte une revisite du Silence des Agneaux: deux histoires véridiques, qui se sont passées à quelques années d'intervalle, même si celle de Zodiac est la plus ancienne, un régal, à voir absolument.

Note: 15/20
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# Posté le mardi 26 février 2008 05:28