Le Parrain

Le Parrain
Film de Francis Ford Coppola, avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Richard Castellano, Robert Duvall, Sterling Hayden et John Marley.

En 1945, à New York, les Corleone sont l'une des cinq plus grandes familles siicliennes installées dans la ville. don Corleone, dit le Parrain, dirige les affaires de cette famille mafieuse...

Inspiré du roman de Mario Puzo, le Parrain est le chef do'euvre de F.F. Coppola, mais également, l'un des plus grands chef d'oeuvres du cinéma mondial jamais réalisé! Qui ne connaît pas cette fameuse histoire d'une famille sicilienne n'hésitant pas à sortir les flingues lorsqu'on ose lui dire non ou la contredire? Coppola, de part sa façon de filmer, son scnério magnifique et une musique envoutante a su rendre ce film culte, et faire connaître de nombreux acteurs au grand public.
Lors de sa sortie en 1972, le film a recueilli 10 nominations aux Oscars, pour 3 récompenses; et a également amené un nombre incroyable de spectateurs dans les salles. Coppola, pas très connu à l'époque a tout de suite attiré les projecteurs vers son film, à raison.
Véritable révolution cinématographique à l'époque, le film, très long, privilégie l'intimité avec les acteurs, donnant plus de souffles aux acteurs, et accentuant ainsi les relations patriarchiques et hiérarchiques des différents protagnistes du film. Ce n'est un secret pour personne, le Parrain est le chef de la famille, il tient les ficelles entre ses doigts e est courant de tout; on pourrait même parler de dictateur, oui mais attention, de dictateur adulé et adoré par sa famille et les gens. C'est ce rôle qui a valu à Brandon l'oscars du meilleur acteur en 1972; largement mérité d'ailleurs. A la manière de son perosnnage, Brandon règne sur le film, machant ses mots, faisant mourir les syllabes au bord de ses lèvres. Le chat qu'il porte dans le sbras durant le mariage de sa fille au tout début du film reflète parfaitement le caractère de son personnage, il semble endormi, paupières lourdes, mais ne tarde pas à se réveiller, et à secouer tout le monde autour de lui. Coppola pousse même jusqu'à accorder également les différentes "vies du chat" à son perosnnage, qui renaît littéralement après s'être fait tirer dessu, ou bien plus tard encore, sous les traits de son fils. Le casting demeure fabuleux, Pacino est le prince de la deuxième partie du film et des deux volets suivants; digne déscendant de son père, son perosnnage prend sous ses traits un visage jeune, fermé, froid, qui ne laisse filtrer auucne émotion; et laisse le spectateur ébait devant tant de maîtrise et de savoir faire; ce rôle a d'ailleurs projeté Pacino au rang de star, à juste titre.
Cette ambiance noire et ponctuée de cadavres est filmée de manière austère et froide, aucune émotion ne passe à travers la caméra, c'est un monde figé qui se peint devant nous, où seuls les mots vengeances et violences prennent vie, Coppola se montre intraitable, n'accordant rien d'autre qu'une pellicule qui défile et enregistre de manière mécanique, tout comme les Corleone se servent de leus armes pour descendre leurs ennemis.
Ajoutez la musqiue mélancolique et profondemment magique de Nino Rota à ce tableau macabre, et vous ne pouvez détacher vos yeux de l'écran jusqu'à la fin du film.
En un mot: sublime!
Un Parrain, Brandon en est certes un, dominant le reste des acteurs, mais Coppola l'est encore plus, en maître absolu de la caméra.


Note: 19/20

# Posté le lundi 21 mai 2007 13:30

Alex Rider

Alex Rider
Film de Geoffrey Sax, avec Alex Pettyfer, Ewan McGregor, Mickey Rouke et Andy Serkis.

Un riche homme d'affaire décide de donner à toutes les écoles d'Angleterre son nouvel ordinateur ultra-moderne. Le jeune Alex Rider, orphelin, dont l'oncle vient d'être assassiné se voit remettre la mission à laquelle son oncle n'avait pû aboutir, trouver pourquoi l'home d'affaire en question a fait un geste d'une telle bonté...

Les films d'actions pour jeunes, avec des jeunes acteurs sont devenus monnaie courante aux Etats-Unis, on ne s'étonnera donc pas de voir apparaître un nouveau suepr héros, sous le nom d'Alex Rider. Ils étaient nombreux avant lui, les films pour adolescents en quête d'identité ou en crise; Narnia, Eragon, Harry Potter, Spy Kid... Mais aucun n'avait eu la merveilleuse idée de faire du neuf avec du vieux. En effet, Sax et son équipe ne se sont pas embetté comme le réalisateur d'Eragon par exemple à acquérir les droits d'un livre et à transcrire celui-ci au cinéma, non, ils ont simplements visionnés les 22 James Bond disponibles et fait un petit mélange; pensant sans doute que ça passerait innaperçut. Un remake avec un James Bond jeune peut passer, mais là, c'est un tout autre personnage qui voit le jour, porté par un acteur, certes mignon, mais cruellement dépourvu de talent.
Ce film d'espionnage à grand public se déroule donc en Angleterre, patrie de notre cher agent britannique 007; un terrible méchant veut mettre un plan diabolique à exécution, et un jeune héros va sauver le monde; c'est du déjà vu cent fois! La première partie du film semble plutôt originale, pleine de rebondissements; de surprises, le spectateur, tout comme le jeune héros va d'une surprise à une autre sans prendre le temps d'analyser totalement la situation, ce qui entraîne la catastrophe! Le nouveau James Bond est affublé de gadgets amusants; mais le méchant quant à lui a troqué le vieux requin tigre ennemi de James Bond contre une méduse électrique, plutôt alléchant, mais, le combat Rider/Méduse mettant du temps à arriver, on s'ennuit ferme devant l'écran. Pour remédier à cela, Sax nous propose des combats corrégraphiés qui ne présentent aucun intérêts, des ralentis inutiles, des méchants tous plus abracadabrants les uns que les autres, et nous affublent le tout de trois supers-héroines.
Le film est vraiment morne et plat, il contient tout de même quelques explosions deci delà, réveillant brusquement le spectateur; pour ensuite infligé une musqiue vombrissante et décalée par rapport au film.
La fin, enfin, de ce "film" laisse supposer une suite, le nouveau James Bond est arrivé, beaucoup moins classe et doué que David Craig dans le récent et brillant Casino Royal. Rider est donc un James Bond miniature, un petit bébé arrivé prématuremment dans la cour des grands, plutôt dérangeant que séduisant on espère rapidement ne plus en entendre parler.

Note: 5/20
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 mai 2007 13:05

Dikkenek

Dikkenek
Film d'Olivier Van Hootstadt, avec Jean-Luc Couchard, Dominique Pinon, Jérémie Renier, Mélanie Laurent, Christine Jacob, Marion Cotillard et Florence Foresti.

Un dikkenek est une grande-gueule belge, un mec qui sait tout en quelque sorte. Celui de notre histoire cherche à faire trouver le grand amour à son meilleir ami...

Il existe deux sortes de films belges; tout d'abord, le cinéma d'auteur, proche de la réalité, souvent triste et terriblement vrai: où règnent les frères Dardennes; puis vient la comédie belge, très satyrique et exagérée elle devient de plus en plus présente sur les écrans pour notre plus grand bonheur. Mais ce qui était drôle et original au début devient de plus en plus répétitif et lourd, comme en témoigne cette comédie, certes agréable à regarder mais terriblement pauvre et lassante.
A l'inverse de ses patriotes Dardennes ou encore Lucas Belvaux; Van Hootstadt multiplie les intrigues au sein de son film; perdant toute notion d'ordre et de rangement il nous entraîne dans une spirale de petites histoires toutes reliées les unes aux autres par une histoire commune bidon, pas très intéressante et, surtout, déjà vu cent fois. Dans la Raison du plus faible, où on retrouve quelques acteurs de Dikkenek, ou encore dans Nue Propriété, où joue également Renier, l'histoire était originale et simple; V.H. se complique la vie, nous compliquant par la même occasion le visionnage du film; qui devient alors désagréable au plus haut point.
Le cinéma blege est souvent critiqué pour sa grossiéreté et son exagération, un peu comme dans une pièce de la Comedia D'el Arte, V.H. accentue les caractères, déjà carricaturaux, de ses perosnnages les rendant débiles et ridicules, tout en employant grossiéreté à gogo.
Les acteurs ne sont pourtant pas mauvais, mais attirés vers le fond par un scénario pauvre et ridicule; c'est dommage, car sur fond de comédie grasse et lourde, V.H. dépeind une société en crise où rien ne va plus; il ne sait seulement pas bien s'y prendre, peut-être son prochain film sera-til plus intéressant et mieux filmé; espérons le, car ce réalisateur a beaucoup de potentiel!

Note: 11/20
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 27 mai 2007 11:38

Modifié le dimanche 27 mai 2007 12:33

12 hommes en colère

12 hommes en colère
Film de Sidney Lumet, avec Henry Fonda, Lee J. Cobb, Ed Begley, E.G. Marshall et Jack Warden.

Un jeune garçon est accusé du meurtre de son père. Les jurés, venant de tous horizons, se retirent pour délibérer, 11 sont pour la peine capitale, un seul s'y oppose...


Ce chef d'oeuvre du cinéma américain a été l'un des premiers films à parler des dérèglements de la justice, de la peine de mort, et plus largement du respect des uns et des autres; et des faiblesses humaines. Le sujet, original et innovant à l'époque a été repris dans de nombreux films apr la suite, tel Sako et Venzetti. Lumet a donc réalisé un huit-clos où évoluent 12 hommes tout au long d'une froide et morne journée, réveillés de temps à autre par la pluie, qui accentue un peu plus cette ambiance de colère, de froideur.
Cette ambiance évolue tout au long du film, passant ainsi de l'ignorance et le désintérêt total de certains pour le jeune homme condamné au début, au courant électrique, au surevoletage des uns par rapport aux autres: en un mot, la colère. De plus en plus violente, elle est la preuve du mal-être de chacun de ces différents hommes, trop préoccupé par leurs propres histoires at affaires pour daigner s'intéresser à la vie d'une autre perosnnes, qu'ils tiennent pourtant entre leurs mains.
Lumet fait monter la pression, ponctuant le film de coups de théâtre, qui correspondent à un changement d'avis de l'un des jurés, déchaînant ainsi les passions de certains, qui prennent cette affaire pour une victoire ou un défaite personnelle, preuve irréfutable que c'ets bien dans la nature humaine d'être égoiste et égocentrique. Lumet révèle alors la nature profonde de chaque individu, l'un est brouillé avec son fils, l'autre ne veut absolument pas rater son match de baseball au point d'envoyer un môme à l'échaffaud sans sourciller. Un mal-être général règne donc pârmis ces personnages. Le seul à se démarquer est Fonda, le suel à vouloir discuter du cas du jeune accusé, le seul à refuser la mort; magistral et éblouissant, il signe ici l'un de ses meilleurs rôles. Son apparition a tout d'abord de quoi étonné, plus habitué aux westerns, il faut un certain temps au spectateur pour enlever de la tête de Fonda le méchant de Il était une fois dans l'Ouest; mais, ce eptit problème surmonté, on ne peut que rester ébahit devant tant de classe et d'élégance. Les autres personnages trouvent vie et humeur sous les visages d'acteurs performants et très à l'aise, jonglant avec la vie d'un jeune homme comme avec une balle de baseball: admirable performance!
Tout comme leurs personnages changeant de point de vue et retirant leurs vestes noires (devenant ainsi blanc, pures, tout comme Fonda qui est le seul habillé tout en blanc: symbole de leur sagesse), les acteurs changent de visages et d'expression vers le milieu du film, créant ainsi une césure dans le scénario, visible dès la deuxième main se levant pour souhaiter épargner le jeune de la mort: Lumet signe à cet égard une très belle performance dans le jeu des couleurs, des ombres sur les visages, et, plus largement, dans l'utilisation du noir et blanc!
12 hommes en colère au début certes, mais qui s'assagissent et trouvent un terrain, ce que tout homme devrait pourvoir faire, analyser toute situation en abandonnant ses propres apprioris, devenant ainsi objectif, et reconnaître son erreur, une belle morale, servie avec goût et talent par un réalisateur au meilleur niveau!

Note: 19.5/20
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 28 mai 2007 07:11

Escrocs mais pas trop

Escrocs mais pas trop
Film de Woody Allen, avec Woody Allen, Tracey Ullman et Hugh Grant.

Ray, appelé le Cerveau en prison, a une idée géniale: dévalisée la banque. Pour se faire, il veut creuser un tunnel jusqu'à la salle des coffres, en partant d'une pizzeria à vendre, située à deux maisons de la banque. Sa femme, qui ne sait faire que des cookies sert de couverture à la construction du tunnel, cuisinant et vendant des cookies. Mais le succès remporté par les ventes de cookies entraîne bientôt de nombreux problèmes...

Woody Allen est un réalisateur plein de talent et d'humour, dont les personnages (presque toujours interprététs par lui-même) se retrouvent toujours dans des situations des plus embarrassantes, hilarantes et complètement farfelues. En témoigne cette comédie burelesque, fraîche, à l'agréable saveur de cookie à la nougatine.
Le cinéma de Allen, on le sait, tourne toujours autour des malfrats malchanceux, dont les coups n'aboutissent jamais, se retrouvant rapidement sans le sous, provoquant ainsi l'hilarité du public. On pourrait dire qu'Allen se répète, oui, mais à y regarder de plus près, on se rend compte que les scénarios, malgrès une trame commune, diffèrent en tout point quand on y regarde de près.
Ainsi, Allen coiffe ici son histoire de casse avec une boutique de cookies qui rapporte plus d'argent que le casse lui-même; même Allen semble s'en étonner, interprétant un PDG excentrique, portant des costumes loufoques, complètement détaché de la réalité: une vision décalée du monde des malfrats.
Il faut tout de même reconnaître qu'Allen s'essoufle quelque peu à toujours ressasser les mêmes sujets, en témoignent ses récents Match Point et Scoop, qui dérogent complètement de son style habituel, simple lassitude, ou reocnversion du genre cinématographique de Woody? La question est à étudier de près.
Mais ne gâchez pas le plaisir que vous aurez en regardant cette comédie hilarante, où Allen oppose mauvais goût à classe; une manière détournée de critiquer la société américaine, coiffant le tout d'un parfum de cookie.
A déguster sans modération!

Note: 17/20

# Posté le lundi 28 mai 2007 10:37