Oliver Twist

Oliver Twist
Film de Roman Polanski, avec Ben Kingsley, Jamie Foreman, Marry Eden, Leanne Rowe, Edward Hardwicke, Ian McNeice, Mark Strong et Barney Clark.

Londres, époque Victorienne, un jeune orphelin du nom d'Oliver Twist infiltre, contre son grès, un raiseau d'enfants voleurs, dirigés par deux bandits...

D'après le classique de Charles Dickens, Polanski nous montre une vie bien misérable, dans les quartiers les plus misérables de Londres, vu par un jeune, au visage angélique, orphelin, se faisant maltraiter par une bande de voleur, chose tellement fréquente à cette époque et dans cette monstrueuse pauvreté des quartiers bas de la ville.
On retrouve agréablement Polanski, décidemment attaché à montrer la barbarie des hommes (Le Pianiste) et la pauvreté affligeante du peuple, qu'il filme sans pudeur, nous provoquant, espérant nous faire réagir, tout comme l'a fait Dickens dans son livre.
Malgré un début très rapide, où le spectateur ne comprend pas tout, est un petit peu trop noyé dans un flot perpétuel de changements de décors, l'histoire et la caméra se callent finalement à Londres où l'histoire prend son envol et sa place principale, dans une vieille maison aux mains de voleurs, des enfants sans le sous, sous le sordres de deux malfrats.

Polanski a eu, et nous le remercions, la merveilleuse idée de prendre des acteurs nons connus, choisi pour leur talent, tout comme dans Le Pianiste même si certains acteurs étaient connus, ils étaient tou bons, c'est donc ainsi que le film se retrouve aux mains d'acteurs peu connus et très bons, dans leurs rôles, on note malgré tout quelques exagérations de la part de certains enfant, ou au contraire, pas assez de présence parfois, mais le film demeurre tout de même un petit bijou relatant la dure vie du peuple anglais au coeur de l'Angleterre victorienne.
Polanski joue beaucoup sur ce contraste pauvreté/richesse, il est amusant de voir à quel point il a montré l'écart entre ces deux mondes totalements différents, la maison richement garnie et meublée de cet homme, ce sauveur plutôt d'Oliver, confrontée à celle pouilleuse et malfamée du vieux voleur.
Ajoutée à tout celà une BO de qualité, propre comme d'habitude à Polanski pour ses films, composée dans le même matériau que le film.
Polanski nous illumine donc sur ces vies misérables des bas-quartiers londonniens en nous racontant une histoire qui semble incroyable mais qui était, malheureusement, monnaie courante à l'époque.

Note: 17/20

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 08:40

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:30

Brice de Nice

Brice de Nice
Film de James Huth, avec Jean Dujardin, Bruno Salomone et Clovis Cornillac.

Brice est fils d'un riche escroc niçois, jeune et imbécile, prétentieux et orgueuilleux, il se retrouve totalement désemparré quand son père se fait arrêter par la police, il doit travailler, mais la seule chose qu'il sait faire, c'est faire semblant d'être un surfeur.

Une comdéie qui tombe à l'eau, c'est le cas de le dire, ramassis de bêtises, de "cassages", qui ne riment à rien, ce film s'enroule sur lui même, on ne relève pas plus d'une scène "comique", pour se terminer en queue de poisson. Le eprsonnage principal, carricature du riche débile, est ennuyeux à mourire, Dujardin nous apparaît plus ridicule que jamais avec sa perruque blonde (pisseux) et ses baggis qui lui tombe sur les chevilles. Dujardin n'a malheureusement pas su améliorer son personnage, ce qui aide beaucoup la chute du film en eaux profondes. Un pesonnage semble se dégager des filets de la médiocrité, Cornillac, qui nous incarne avec beaucoup de recul et une certaine ironie un pauvre voleur ne possédant pas d'orteils mais 2 gros pouces. C'ets d'ailleurs en présence de Cornillac que se déroule la seule scène vraiment intéressante et "comique" du film, celle de l'hopital, mais je vous en laisse la surprise.

En raison d'une première partie vraiment mauvaise et méchante: les scènes de "cassages" sont à faire peur, (et on ose se demander d'où vient cette violence verbale des jeunes?), le réalisateur a continué avec une deuxième partie où l'on découvre le "gentil" Brice, perdu dans ce monde méchant et mauvais (bizare, c'ets l'impression que lui-même donnait en début de film), alors on essaye de le faire paraître plein de gentillesse, pour que le spectateur s'appitoie sur son sort... mais ça ne marche pas.
Ajoutée au tout, une BO composée de chansons ridicules et pauvres musicalement.

Pour résummer: un film ennuyeux, sans intérêt, mauvais, pour ne pas dire un navet.

Note: 3/20 (saluons la performance des deux acteurs principaux, qui est, mine de rien, impressionnante, mais insuffisante pour relever le niveau du film.)

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 11:01

La Jeune Fille à la Perle

La Jeune Fille à la Perle
Film de Peter Webber, avec Scarlett Johansson, Colin Firth et Tom Wilkinson.

Une jeune fille est embauchée en tant que servante dans la maison du célèbre peintre Weermer. Un rapport embigu à la fois d'amour, d'étonnement se met en place, et la maîtresse de maison le vit très mal...

Cette adaptation du best-seller de Tracy Chevalier a de quoi surprendre, tout d'abord par le simple fait que le film est réussi, et que, étrangement, on ne fait aucune différence entre le film et le livre (j'ai lu le livre avant de voir le film, et l'ai relu après.).
Adapter un best-seller n'a jamais été chose aisée, souvent mauvaise, les réalisateurs ont du mal à gérer cette tâche, mais ici, Webber a fait preuve de beaucoup de perspicacité pour réussir à faire ressortir exactement les mêmes ambiances que dans le livre.
Tout d'abord, il fallait respecter l'époque, le contexte, les personnages, la personnalité (très détaillée) donnée dans le roman, tout celà sans faire un documentaire-fiction sur la vie de ce célèbre peintre Flamand, sans non plus, comme un film récent, Da Vinci Code, filmer l'histoire comme on lit un livre.
Webber a eu la bonne idée, et il a eu raison, de prendre des acteurs pas connus à l'époque de la sortie du film, Johansson n'était pas encore très connue, quand à Firth, qui aurait pu dire dans quel film il avait joué? Et bien, tant mieux, Webber a bien fait, car les acteurs ont pu revêtir la peau de leurs personnages sans complexes ni étiquettes.

Pour accompagner cette douce histoire d'amour platonique entre un peintre et sa servante, la musique est douce, calme, le thème est facile à retenir et sait se faire discret quand il le faut, à l'instar des films hollywoodiens, où aucune scène ne se passe sans un bruits ou une musique de fond derrière.
Sans rester en reste, les acteurs ont une sensibilité touchante et émouvante qui ravit le spectateur. On note au passage la très attachante apparition de Cillian Murphy.
Un film à voir.

Note: 17/20

# Posté le samedi 21 octobre 2006 12:55

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:32

V for Vendetta

V for Vendetta
Film des frères Wachowski, avec Nathalie Portman et Hugo Weaving.

Dans un futur proche, l'Angleterre est aux mains d'un régime totalitaire, dirigé par un chancelier suprême dont la politique et la direction du pays se basent, selon lui, sur le simple mot: sécurité.

Un chef d'oeuvre!
Ce film a de quoi faire sourire, surtout en ce moment, la situation politique du monde n'est pas tellement meilleure que celle du film, au contraire, le chancelier de l'Angleterre de cette sombre vision futuriste nous rappel étrangement notre ministre de l'intérieur, Mr S......, il serait difficile de croire que les frères Wachowski aient pris exemple sur lui, il faut dire que Bush est un autre accro à ce mot. Toujours est-il que ce sujet brûlant d'actualité est également le sujet principal de ce film. dans un monde regorgeant de terroristes et vivant dans la crainte de ceux-ci, ce film nous en présente un aspect moins monstrueux, et libérateur du peuple.
En effet, la question principale du film, que ce posent plusieurs personnages, Portman et l'inspecteur des polices, est: faut-il libérer son pays par la violence, et le terrorisme va-t-il permettre à l'Angleterre de revoir les beaux jours?
Cette question est omniprésente au début du film, risquant de briser sa qualité, pour finalement laisser place à de l'action, à de la réflexion sur la condition humaine, et enfin, faire tomber une tyrannie. Le héros sème la terreur en laissant derrière lui denombreux cadavres, tous accompagnés de cette rose, que l'on pourrait interpréter comme symbole de la liberté, qui s'épanouit donc lors de la mort des bourreaux de l'histoire, dernière chose qu'elles ont palpées, une rose représentant la liberté qu'elles ont en mourrant et qu'elles accordent aux autres en mourrant; ou encore cette symbolique encore plus forte qui dit que cette fameuse rose, disparue de l'Angleterre à l'époque de l'histoire, retrouve sa liberté en même temps que cette rose, la rose avait disparue en même temps que la liberté et elle réappparaît en même temps que celle-ci et que le libérateur de ce pays.

Le film prend vaguement des airs de 1984 de George Orwel, ou encore du Meilleur des Mondes d'Aronofsky; il est vrai que le régime puisant sa force et son pouvoir dans le peur du peuple rappel le régime de Big Brother dans 1984, avec cette idée de caméras, de fichages de tous les individus, les patrouilles de surveillance, des slogans manipulateurs, la destruction des fichiers dits "mauvais pour le gouvernement" ( et les deux histoires se passent à Londres); mais il rappel également ce concept de peur de l'extérieur et des autres pays insufflé à la population dans le Meilleur des Mondes. On pourrait encore retrouver des traces de Fahrenheit 451 de François Truffaut.
Mais si les réalisateurs ont choisis ce sujet, c'est bien une preuve que le monde va mal, et qu'il faut lui montrer son futur, en espérant le modifier.

Le film puise sa force dans son scénario, son concept, son histoire, sa visée politique et morale, mais également dans les acteurs, qui ne sont pas en reste, et parviennent à donner à leurs personnages suffisemment de répondant et de force pour affronter la dure réalité de la manipulation du peuple. Saluons au passage la performance de Portman, qui conserve tout son charme et sa force même avec le crâne rasé, et celle de Weaving, qui a su donner vie, couleurs et expressions à ce masque pourtant blanc et figé dans l'éternel rictus du mépris vis-à-vis de ce régime monstrueux.

Je ne vous en dit pas plus pour que vous conserviez tout le plaisir de découvrir la triste réalité que cache le film, et la double histoire qu'il expose, les secrets d'un gouvernement écrasant les rebels, pour mieux cacher sa propre faute.
Je n'ai plus qu'un mot à dire, allez voir ce film, qui est un vrai bonheur, même si la vérité qu'il cache est bien malheureuse à apprendre et à voir.
Les frères Wachowski ont repris leur souffle, j'ai été agréablement surprise en voyant ce film, comme quoi, ils ont sû se relever après leurs désolants Matrix.

Note: 18.5/20

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 10:39

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:30

Princesse Mononoké

Princesse Mononoké
Animation japonaise d'Hayao Miyazaki.

Ashitaka a été blessé par un démon sanglier, condamné, il part de sn village pour aller dans les montagnes d'où est originaire le sanglier et essayer d'arrêter le maléfice de le tuer.

Cette animation est sans doute la meilleure de Miyazaki, qui nous plonge ici dans un combat entre l'humain et la nature, l'humain combat sa propre vanité, ses propres peurs, pour finalement se rendre compte que c'est lui qui a tort et qui détruit son environnement.
Ce thème, l'homme face à la nature, est omniprésent dans le cinéma de Miyazaki, presque tous ses films présentent l'homme comme étant le destructeur de la nature, brisant toutes les vies autour de lui, empêchant les autres animaux de s'épanouir, ici, les traits de cette carricature apparaissent sous ceux d'une femme, cherchant la domination du monde, pour celà elle veut tuer le Dieux-Cerf; et détruire la forêt par la même occasion.
Mais surtout, n'allez pas croire que Miyazaki est mysogine, puisque c'est une autre jeune-femme Mononoké, aidée de ses loups, qui combat pour la nature et qui essaye d'empêcher la destruction de la forêt où elle vit.

Miyazaki a donc repris un thème récurrent, la guerre, qu'il fait apparaître, une fois de plus, comme destructrice de toutes libertés et de toutes pensées de paix et d'espoir, l'espoir est ici présent au travers de cette jeune princesse et du jeune guerrier l'aidant dans sa tâche; mais les deux héros perdent petit à petit espoir, pour le recouvrir finalement, après de nombreuses pertes et de nombreux combats.

Ce film aborde un autre sujet, celui de la symbiose entre l'homme et la nature, l'élan rouge d'Ashitaka, et les loups de Mononoké, ou encore les petits sylvains aidant Ashitaka dans sa traversée de la forêt; tous ses êtres arrivent à se comprendre et à penser de la même manière, c'est beau et magnifique.
Miyazaki nous parle également d'amou, thème qu'il aborde souvent de la façon la plus jolie et la plus poétique, c'est ici un amour impossible entre une sauvageonne et un prince exilé; mais même s'ils ne peuvent être ensemble, ils le sont par leur même pensée et par la cause qu'ils défendent tous les deux. On note à ce passage une scène magnifique, celle où Mononoké fait ingurgiter de la nourriture à Ashitaka blessé, cette scène est magnifique, tant par sa douceur, que par le bonheur qui émagne des personnages.

Miyazaki a réusit un coup de maître en nous racontant un comte peuplé de démons, d'animaux splendides, d'humains en quête du bonheur et de la liberté.

Ce sujet, Miyazaki l'a également exploité dans Le Voyage de Chihiro, l'homme confronté aux démons et aux dieux, ou encore dans Le Chateau dans le Ciel, avec ces guerres destructrices et une civilisation, tout comme celles du Chateau Ambulant et une nature gravement en danger, avec le seul espoir d'être sauvées par deux jeunes protagonistes, avec une autre belle et heureuse historie d'amour.
N'oublions pas la musique, epoustouflante et magique qui accompagne parfaitement cette triste histoire mêlant courage, peur de soi-même et amour. Une fois de plus, le composituer de Miyazaki, Joe Hisaishi nous entraîne d'avantage dans un monde magique, peuplé de démons et d'animaux géants.


Note: 15/15

# Posté le vendredi 27 octobre 2006 04:37

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:30