Londres, époque Victorienne, un jeune orphelin du nom d'Oliver Twist infiltre, contre son grès, un raiseau d'enfants voleurs, dirigés par deux bandits...
D'après le classique de Charles Dickens, Polanski nous montre une vie bien misérable, dans les quartiers les plus misérables de Londres, vu par un jeune, au visage angélique, orphelin, se faisant maltraiter par une bande de voleur, chose tellement fréquente à cette époque et dans cette monstrueuse pauvreté des quartiers bas de la ville.
On retrouve agréablement Polanski, décidemment attaché à montrer la barbarie des hommes (Le Pianiste) et la pauvreté affligeante du peuple, qu'il filme sans pudeur, nous provoquant, espérant nous faire réagir, tout comme l'a fait Dickens dans son livre.
Malgré un début très rapide, où le spectateur ne comprend pas tout, est un petit peu trop noyé dans un flot perpétuel de changements de décors, l'histoire et la caméra se callent finalement à Londres où l'histoire prend son envol et sa place principale, dans une vieille maison aux mains de voleurs, des enfants sans le sous, sous le sordres de deux malfrats.
Polanski a eu, et nous le remercions, la merveilleuse idée de prendre des acteurs nons connus, choisi pour leur talent, tout comme dans Le Pianiste même si certains acteurs étaient connus, ils étaient tou bons, c'est donc ainsi que le film se retrouve aux mains d'acteurs peu connus et très bons, dans leurs rôles, on note malgré tout quelques exagérations de la part de certains enfant, ou au contraire, pas assez de présence parfois, mais le film demeurre tout de même un petit bijou relatant la dure vie du peuple anglais au coeur de l'Angleterre victorienne.
Polanski joue beaucoup sur ce contraste pauvreté/richesse, il est amusant de voir à quel point il a montré l'écart entre ces deux mondes totalements différents, la maison richement garnie et meublée de cet homme, ce sauveur plutôt d'Oliver, confrontée à celle pouilleuse et malfamée du vieux voleur.
Ajoutée à tout celà une BO de qualité, propre comme d'habitude à Polanski pour ses films, composée dans le même matériau que le film.
Polanski nous illumine donc sur ces vies misérables des bas-quartiers londonniens en nous racontant une histoire qui semble incroyable mais qui était, malheureusement, monnaie courante à l'époque.
Note: 17/20




